Posted by - Twim’O !
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on - Aug 22 -
Filed in - Rénovation, Construction et Bricolage -
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Le développement rapide de l’énergie solaire en Chine pourrait avoir des conséquences jusqu’ici insuffisamment prises en compte sur la biodiversité. Selon une étude publiée jeudi dans la revue Science, l’expansion des parcs photovoltaïques est systématiquement associée à une diminution de la diversité des oiseaux, même si l’effet mesuré reste modéré.
« Le développement de l’énergie solaire (…) peut, sans le vouloir, nuire à la biodiversité locale », concluent les auteurs.
Les principaux éléments de l’étude2.344 comtés chinois étudiés entre 2014 et 2023 4.520 km² consacrés à l’énergie solaire en Chine en 2024 Une diminution modérée de la diversité des oiseaux associée à l’expansion solaire Oiseaux sédentaires et migrateurs tous deux concernés par le recul observé Choix des sites et végétalisation identifiés comme des leviers essentiels |
L’objectif d’atteindre la neutralité carbone avant 2060 a conduit la Chine à investir massivement dans les énergies renouvelables. En 2024, les installations solaires occupaient environ 4.520 km², soit une superficie comparable à celle d’un petit département français. Selon les projections citées par les chercheurs, le solaire pourrait représenter 45 % du mix énergétique chinois à l’horizon 2060.
Huiming Zhang et ses collègues ont étudié les politiques d’expansion solaire conduites dans 2.344 comtés entre 2014 et 2023. Leur analyse prend en compte les tendances nationales, les conditions météorologiques et socio-économiques, l’occupation des sols ainsi que les populations d’oiseaux.
Ces observations ont été croisées avec des données issues de programmes de science participative afin d’évaluer les évolutions de la diversité aviaire. Les résultats mettent en évidence une association statistique entre le développement solaire et une diminution de cette diversité, sans conclure à un recul uniforme dans tous les territoires.
Les oiseaux sédentaires comme les espèces migratrices ont connu un déclin significatif dans les zones étudiées. Les espèces montagnardes n’ont, en revanche, pas été affectées, leur habitat étant généralement peu adapté à l’installation de grands parcs solaires.
Les chercheurs soulignent également les limites des mesures de végétalisation imposées lors de l’aménagement des centrales. Lorsqu’elle est réalisée de manière trop homogène, cette végétation peut réduire la diversité des habitats et, par conséquent, leur qualité écologique.
« Le message n’est pas de ralentir la transition vers les énergies renouvelables, mais de faire en sorte que le développement de l’énergie solaire tienne davantage compte des enjeux écologiques. » a déclaré Huiming Zhang, auteur de l’étude.
Parmi leurs recommandations, les chercheurs préconisent une évaluation approfondie de chaque site avant la construction d’un parc photovoltaïque. Ils suggèrent également de privilégier les espaces désertiques ou les terrains présentant une biodiversité moins importante plutôt que les secteurs accueillant de nombreuses espèces.
Dans un commentaire accompagnant l’étude, Yuanning Liang, de l’Université de Pékin, estime que les enjeux identifiés peuvent concerner plus largement le développement des énergies renouvelables, notamment les installations éoliennes.
« Le développement des énergies renouvelables et la conservation de la biodiversité ne doivent pas nécessairement se faire au détriment l’un de l’autre, mais un choix minutieux des sites et des mesures de protection de la biodiversité sont essentiels. » a conclu Huiming Zhang.