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Posted by - Twim’O !
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on - Tue at 2:19 PM -
Filed in - Rénovation, Construction et Bricolage -
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Trois éoliennes flottantes installées au large de Leucate, dans l’Aude, et du Barcarès, dans les Pyrénées-Orientales, subissent leurs derniers tests avant leur mise en service prévue cette semaine.
D’une puissance de 10 mégawatts (MW) chacune, elles forment la ferme pilote des Éoliennes flottantes du golfe du Lion (EFGL). D’une capacité totale de 30 MW, le parc doit produire l’équivalent de la consommation électrique annuelle d’une ville de 50.000 habitants.
Les trois turbines, hautes de 186 mètres, sont exploitées par Ocean Winds, coentreprise consacrée à l’éolien en mer créée par le groupe français Engie et le portugais EDPR.
Pour Marc Hirt, directeur général France d’Ocean Winds, cette ferme pilote est « un des rares parcs dans le monde » équipé de turbines installées sur des flotteurs.
Cette ferme pilote doit permettre d’éprouver une technologie encore émergente. Selon Ocean Winds, son déploiement à grande échelle est nécessaire pour industrialiser la fabrication des flotteurs et en réduire les coûts.
En Europe, environ 6.000 éoliennes en mer reposent actuellement sur les fonds marins. Cette technologie dite « posée » bénéficie d’un retour d’expérience important, mais son utilisation se heurte à la profondeur de certaines zones.
Marc Hirt précise : « La technique des éoliennes posées en mer est maîtrisée, mais elle a ses limites : la profondeur des fonds. »
Installées sur des structures flottantes ancrées au fond marin, les éoliennes flottantes peuvent être déployées plus loin des côtes, dans des secteurs où l’installation de fondations fixes serait difficile ou trop coûteuse.
Marc Hirt ajoute : « Dans des lieux où les profondeurs sont importantes, les éoliennes flottantes nous permettent de nous éloigner des côtes et d’échapper aux reproches concernant le paysage. »
Selon le dirigeant d’Ocean Winds, le potentiel d’installation des éoliennes flottantes « est illimité en France et dans le monde ».
Le développement de l’éolien terrestre se heurte parallèlement à différentes contraintes. En France, la présence de radars civils et militaires « empêche d’augmenter la hauteur des éoliennes » au-delà de 130 à 150 mètres, rappelait récemment Samuel Renard, directeur général chargé des énergies renouvelables en France chez Engie.
Les trois éoliennes d’EFGL reposent sur des flotteurs en acier qui constituent encore des prototypes. Chaque structure est maintenue par trois chaînes et ancrée à 70 mètres de profondeur, à environ 16 kilomètres des côtes.
Le montant investi dans le projet, lancé après dix années de préparation, n’a pas été communiqué. L’électricité produite sera vendue à EDF au prix de 240 euros par mégawattheure, un tarif largement supérieur au prix du marché.
Les investissements publics occupent également une place importante dans ce type de projet. Plusieurs dizaines de millions d’euros ont notamment été mobilisés avec le soutien de la Région Occitanie pour aménager un « quai lourd éolien » à Port-La-Nouvelle. Cette infrastructure est indispensable à l’assemblage des flotteurs et des éoliennes.
La Banque des Territoires, filiale de la Caisse des dépôts, est par ailleurs coactionnaire de la ferme pilote aux côtés d’Ocean Winds, qui en détient la majorité.
Deux autres fermes pilotes d’éoliennes flottantes sont implantées en Méditerranée française :
EolMed se trouve à quelques encablures du parc EFGL. Ces installations pilotes doivent fournir des retours d’expérience techniques avant le déploiement de projets commerciaux de plus grande ampleur.
Mi-octobre, l’appel d’offres AO10 doit recueillir les candidatures pour plusieurs projets d’éolien en mer représentant une puissance totale de 10 gigawatts (GW), dont la moitié en éolien flottant. Les sites concernés s’étendent de la Manche au golfe du Lion, en passant par la Bretagne et Oléron.
Le projet AO6 des Éoliennes flottantes d’Occitanie (EFLO), attribué à Ocean Winds, prévoit quant à lui l’installation d’un maximum de 19 éoliennes flottantes au début de la décennie 2030.
Implanté à 25 kilomètres au large des côtes de l’Hérault et de l’Aude, ce parc doit atteindre une puissance totale de 250 MW et pourra fournir de l’électricité à environ 500.000 personnes.
Avec ses 2.800 kilomètres de côtes, la France s’est engagée dans le développement de l’éolien en mer en 2009. Elle vise une capacité installée de 45 GW à l’horizon 2050.
À retenir🌊 Trois éoliennes flottantes doivent être mises en service au large de Leucate et du Barcarès ⚡ 30 MW de puissance pour l’ensemble de la ferme pilote EFGL 🏙️ 50.000 habitants pourraient recevoir l’équivalent de leur consommation électrique annuelle ⚓ 70 mètres de profondeur et trois chaînes d’ancrage pour chaque flotteur 🎯 45 GW en 2050 : l’objectif français pour l’éolien en mer |