Posted by - Twim’O !
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on - Jul 30 -
Filed in - Rénovation, Construction et Bricolage -
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L’Union des fabricants de menuiseries (UFME) demande au Gouvernement de renoncer à la suppression du remplacement des fenêtres parmi les travaux éligibles à MaPrimeRénov’ par geste. Cette réforme a reçu un avis défavorable du Conseil national de l’habitat (CNH), une instance consultative réunissant les différentes parties prenantes de la politique du logement.
Dans un courrier adressé le 22 juillet 2026 à Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, Laurent Demasles, président de l’UFME, alerte sur les conséquences que cette évolution pourrait avoir sur la rénovation énergétique des logements, le pouvoir d’achat des ménages et l’activité des fabricants français.
Pour défendre le maintien du dispositif, l’UFME indique que le remplacement des fenêtres constitue le premier geste de rénovation énergétique réalisé par les ménages. Selon les chiffres avancés par l’organisation professionnelle, 40 % des propriétaires commenceraient leur parcours de travaux par cette opération et 71 % engageraient ensuite d’autres interventions destinées à améliorer la performance énergétique de leur logement.
L’UFME estime également que près de 30 % des logements français sont encore équipés de fenêtres à simple vitrage. Leur remplacement constituerait, selon elle, un gisement d’économies d’énergie et contribuerait à améliorer le confort intérieur en hiver comme en été.
L’organisation souligne toutefois que les rénovations globales peuvent être plus longues, plus complexes et plus coûteuses à engager, particulièrement en copropriété. La disparition de l’aide par geste pénaliserait ainsi, selon elle, les propriétaires qui procèdent à une rénovation progressive de leur logement.
L’UFME met également en avant les conséquences économiques du projet pour la filière des portes et fenêtres. D’après l’organisation, 90 % des fenêtres posées en France sont fabriquées sur le territoire national. Le maintien de l’aide soutiendrait ainsi un tissu industriel constitué de milliers de petites et moyennes entreprises (PME) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI).
La fédération affirme par ailleurs que le dispositif génère davantage de recettes publiques que le montant de l’aide versée. Pour une subvention moyenne comprise entre 50 et 100 € par fenêtre remplacée, l’État percevrait 285 € de cotisations sociales et de prélèvements fiscaux. La méthodologie utilisée pour établir cette estimation n’est toutefois pas précisée dans les éléments transmis.
L’avis défavorable du Conseil national de l’habitat constitue une prise de position consultative : il ne contraint pas juridiquement le Gouvernement à retirer son projet. À la date du courrier, les fenêtres restent éligibles au parcours par geste de MaPrimeRénov’, mais l’UFME demande une confirmation durable de leur maintien.
L’organisation appelle le Gouvernement à conserver une rénovation énergétique progressive, accessible aux ménages qui ne peuvent pas engager immédiatement un bouquet complet de travaux.
Dans son courrier adressé à Vincent Jeanbrun, Laurent Demasles estime que l’avis défavorable du Conseil national de l’habitat dépasse la seule défense des intérêts de la filière des portes et fenêtres. Le président de l’Union des fabricants de menuiseries (UFME) souligne que cette instance rassemble notamment des professionnels du bâtiment et de l’immobilier, des associations de consommateurs, des élus et des représentants de l’État.
Pour l’organisation professionnelle, le Gouvernement doit tenir compte de cette opposition et préserver une rénovation énergétique progressive, accessible aux ménages qui ne peuvent pas engager immédiatement une opération globale. La suppression de l’aide au remplacement des fenêtres serait, selon elle, contradictoire avec les objectifs affichés en matière de rénovation des logements, d’adaptation au changement climatique et de soutien au pouvoir d’achat.
L’UFME considère le remplacement des fenêtres comme une porte d’entrée vers un parcours de rénovation plus large. L’organisation rappelle que 40 % des propriétaires commenceraient leurs travaux par cette intervention et que 71 % poursuivraient ensuite avec d’autres opérations d’amélioration énergétique.
Elle estime que la suppression de l’aide pénaliserait particulièrement les ménages engagés dans une rénovation par étapes, notamment en copropriété, où les projets globaux peuvent être plus longs, plus complexes et plus coûteux à mettre en œuvre. L’enjeu concerne également le remplacement des fenêtres à simple vitrage, qui équiperaient encore près de 30 % des logements français.
Selon l’UFME, ces travaux contribuent à réduire les consommations d’énergie et à améliorer le confort intérieur en hiver comme en été. Ils participeraient ainsi à la lutte contre les passoires thermiques, mais aussi contre les logements exposés aux surchauffes estivales.
Laurent Demasles alerte par ailleurs sur les répercussions industrielles de la réforme. D’après l’UFME, 90 % des fenêtres posées en France sont fabriquées sur le territoire national. Le retrait de l’aide pourrait donc affecter un tissu de plusieurs milliers de petites et moyennes entreprises (PME) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) implantées dans les territoires.
L’organisation défend également l’intérêt du dispositif pour les finances publiques. Elle affirme que, pour une aide comprise entre 50 et 100 € par fenêtre remplacée, l’État percevrait 285 € de cotisations sociales et de prélèvements fiscaux. Cette estimation reste toutefois à documenter par une méthodologie détaillée.
En conclusion de son courrier, l’UFME demande au Gouvernement de maintenir le remplacement des fenêtres dans MaPrimeRénov’ par geste. Elle souhaite que les ménages puissent continuer à choisir entre une rénovation progressive et le Parcours accompagné destiné aux opérations d’ampleur.
Image d'illustration de l'article via Depositphotos.com.