Publié par - Twim'O Team
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on - ven. à 20:29 -
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À la suite du reportage diffusé hier soir dans Envoyé Spécial sur France 2, consacré au thème « Syndics de copropriété : gare aux abus », la Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM) tient à réagir avec clarté et responsabilité.
« Une fois de plus, le métier de syndic de copropriété a été présenté de manière caricaturale et réductrice, alimentant un climat de défiance systématique à l’égard d’une profession pourtant essentielle au bon fonctionnement du parc immobilier français », précise Loïc Cantin, Président de la FNAIM.
Si des pratiques condamnables existent et doivent être combattues avec la plus grande fermeté, la FNAIM refuse le syndic bashing et les amalgames qui jettent l’opprobre sur des dizaines de milliers de professionnels et de collaborateurs engagés quotidiennement au service de millions de copropriétaires.
« C’est faire insulte à ces femmes et ces hommes qui exercent un métier exigeant, complexe et largement méconnu, exposé en permanence à une critique systématique, alors même qu’ils assurent des missions de service indispensables à la vie collective des immeubles», note Loïc Cantin, Président de la FNAIM.
La FNAIM le rappelle avec constance : toute pratique frauduleuse, tout manquement grave ou toute dérive doit être sanctionné.
C’est précisément pour cela que la Fédération se bat depuis plusieurs années, sans relâche, pour la mise en place effective de la commission de contrôle et de sanction prévue par la loi ELAN, au sein du Conseil National de la Transaction et de la Gestion Immobilières (CNTGI) – une commission toujours inexistante à ce jour, malgré les engagements pris par les pouvoirs publics.
« La profession a besoin d’un véritable outil de régulation. La commission de contrôle n’est pas une menace pour les syndics, c’est une protection pour les copropriétaires et pour l’immense majorité des professionnels qui exercent leur métier avec sérieux », commente Loïc Cantin.
Contrairement à certaines idées reçues, les études récentes montrent une réalité bien plus nuancée. Un sondage IPSOS réalisé en 2025 révèle que 62 % des résidents se déclarent satisfaits de la gestion de leur copropriété, dont 10 % très satisfaits. Les propriétaires sont même 66 % à exprimer leur satisfaction.
L’étude met également en lumière un point clé : la méconnaissance du rôle réel du syndic alimente une grande partie des tensions. 34 % des répondants n’en ont qu’une idée vague et 14 % reconnaissent ne pas savoir clairement quelles sont ses missions. Une confusion qui nourrit incompréhensions et soupçons
Autre enseignement fort : le coût des honoraires est largement surestimé. 40 % des copropriétaires ignorent le montant réel de ceux-ci, et beaucoup l’évaluent bien au-delà de la réalité.
« On entend souvent “le syndic est cher” ou “le syndic ne fait rien”. Les chiffres montrent surtout que la copropriété est un univers complexe, mal connu, et que le déficit de pédagogie alimente les crispations. Cela ne justifie aucun abus, mais impose de sortir des caricatures », souligne Loïc Cantin.
Et il poursuit : « Transition énergétique, hausse du coût de l’énergie, digitalisation, sécurité des immeubles, vieillissement du parc immobilier : jamais le métier de syndic n’a été aussi exigeant ni aussi exposé. »
Les syndics sont aujourd’hui des acteurs centraux de la rénovation énergétique, accompagnant les copropriétés dans des décisions techniques, juridiques et financières de plus en plus lourdes. Le sondage IPSOS montre d’ailleurs que les copropriétaires identifient le syndic comme un interlocuteur clé pour initier ces transformations.
Depuis plusieurs années, la FNAIM multiplie les actions pour faire monter la profession en compétences : formation renforcée, accompagnement des adhérents, outils de transparence, promotion des avis clients vérifiés, engagement constant pour une meilleure régulation.
Pour la FNAIM, la priorité est claire et inchangée : mettre en place sans délai la commission de contrôle du CNTGI, prévue par la loi, afin de sanctionner rapidement les dérives, écarter les acteurs défaillants, restaurer la confiance et protéger les copropriétaires comme les professionnels engagés.
« La transparence et la régulation sont indispensables. Le dénigrement généralisé, lui, est irresponsable et contre-productif », conclut-il.
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