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Posted by - Twim’O !
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on - Apr 25 -
Filed in - Rénovation, Construction et Bricolage -
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Fondée sur un sondage auprès de 500 entreprises françaises, l’étude s’impose comme une référence par l’ampleur de son dispositif. Elle propose une grille de lecture systémique du rapport des entreprises au numérique, PME et ETI, ainsi que des fonctions clés, Direction Générale, DAF et DSI, en couvrant également les secteurs d’activité, Services, Commerce, Industrie, Construction, avec l’intégration, pour cette édition, du secteur de la Santé.
Dans un contexte d’accélération technologique, réglementaire et géopolitique, les trajectoires numériques des entreprises sont traversées par différentes dynamiques : la gestion des ressources, les choix de prestataires et les impératifs environnementaux impactent les arbitrages des organisations. L’intelligence artificielle leur ouvre de nouveaux horizons, tandis que les enjeux de gouvernance, de souveraineté des données et de dépendance aux infrastructures technologiques structurent les décisions. L’essor de la dématérialisation, portée par la réforme de la facturation électronique, applicable dès septembre 2026, engage les entreprises à poursuivre leur transformation, tandis que les risques cyber et la sécurité constituent une réalité structurelle. Comment les entreprises se positionnent-elles face à ces mutations ?
La synthèse du Baromètre est disponible : ici
L’étude propose deux niveaux de lecture complémentaires des 10 enjeux cruciaux de la digitalisation perçus par les répondants :
85 % des entreprises se déclarent sereines face à la transformation numérique, alors même que 70 % ne disposent pas d’une stratégie numérique formalisée. Cette confiance affichée peut masquer une méconnaissance de certains enjeux, voire une forme de vulnérabilité structurelle. Ce paradoxe invite à la prudence. Il est particulièrement marqué dans les PME, où quatre entreprises sur dix ne disposent encore d’aucune feuille de route numérique. La transformation numérique semble souvent considérée comme acquise, alors même qu’elle n’est, dans la majorité des entreprises, ni structurée, ni pilotée, ni formellement gouvernée.
Les écarts structurels entre PME et ETI persistent sur l’ensemble des indicateurs : stratégie formalisée, 26% des PME contre 47% des ETI, stratégie cybersécurité, 63% des PME contre 94% des ETI, adoption de l’IA, 41% des PME contre 62% des ETI. Quatre PME sur dix n’ont ni stratégie ni projet en cours.
La loi sur la facturation électronique s'impose comme la priorité n°1, 56% des répondants. Sa notoriété atteint le niveau record de 75%, +23 points d'une année à l'autre. Malgré cette prise de conscience, le niveau de préparation reste modeste, 2,4 entreprises sur 5, à quelques mois de l’échéance de septembre 2026. Les entreprises savent qu’elles doivent agir, mais peinent encore à traduire l’urgence réglementaire en projets opérationnels structurés.
65 % des entreprises considèrent l’IA comme une opportunité, soit + 15 points. Parallèlement, 82 % des organisations n’ont pas établi de règles d’usage spécifiques pour en encadrer le déploiement. De plus, le niveau de stress lié à l’IA est extrêmement faible, 1,3 sur 5, traduisant une adoption rapide, confiante, mais encore peu encadrée. Le risque n’est plus celui du rejet, mais celui d’un déploiement sans gouvernance. Dans ce contexte, le phénomène de shadow IT s’installe hors du radar des directions informatiques. Les entreprises sont ainsi bien entrées dans l’ère de l’IA avant même d’en avoir défini les règles, exposant leurs données, leur conformité et leur responsabilité.
L'adoption du cloud reste stable à 63%. Le stress lié à l'externalisation des données s'est effondré à 1,5 sur 5 contre 3,5 en 2022. Toutefois, la dépendance au prestataire Cloud devient le premier inconvénient perçu, +14 points, 51 %. Les critères de souveraineté progressent fortement : stockage en France, 38 % et souveraineté numérique, 31 %. Cet enseignement s’inscrit dans un contexte géopolitique et réglementaire sensible. Il traduit un basculement du confort technique vers la dépendance stratégique. Il résonne fortement avec les débats sur la souveraineté des données. Les entreprises ne remettent pas en cause le Cloud, mais cherchent désormais à en reprendre le contrôle, en privilégiant des partenaires de confiance et des infrastructures souveraines.
L’étude met en lumière une maturité encore inégale des entreprises à la cybersécurité qui renforce les constats clés de l’étude.
Si 70 % des entreprises déclarent avoir mis en place une stratégie de cybersécurité, +10 points, cette progression masque des déséquilibres significatifs : ETI : 94 % disposent d’une stratégie cybersécurité, PME : 63% seulement → 31 points d’écart, l’un des plus élevés du baromètre.
L’édition 2026 met en évidence un contraste éclairant entre cybersécurité et IA. D’un côté : 65 % des entreprises perçoivent l’IA comme une opportunité. De l’autre : 82 % des entreprises n’ont mis en place aucune règle d’usage spécifique pour l’IA. Cette proportion atteint 90 % des PME.
La transformation numérique n’est plus un sujet strictement technologique, elle devient un enjeu de gouvernance, de souveraineté et de responsabilité stratégique. L’édition 2026 ne révèle pas un simple retard technologique. Elle met en évidence un phénomène plus structurant : une sérénité affichée qui coexiste avec des fragilités stratégiques majeures, dans un contexte d’accélération technologique, réglementaire et géopolitique.
Pour Jonathan Leyva, Président Directeur Général de Konica Minolta Business Solutions France : « Le Baromètre Konica Minolta de la sérénité numérique 2026 révèle une situation contrastée. Alors que l’essor de l’IA, l’approche de l’échéance de la facturation électronique et le renforcement des exigences cyber reconfigurent les priorités numériques, les entreprises continuent d’afficher une sérénité élevée. Une confiance qui contraste toutefois avec des fragilités durables avec un décalage croissant entre la perception qu’ont les entreprises de leur maturité numérique et la réalité, souvent encore insuffisamment structurée, pilotée et gouvernée. En filigrane, la cybersécurité apparaît comme un révélateur et amplificateur des fragilités numériques. Les entreprises progressent, mais de manière inégale. Les écarts persistants entre PME et ETI, comme entre dirigeants et DSI, rappellent que la sécurité numérique ne peut plus être traitée comme un simple sujet technique. Elle est désormais indissociable des enjeux de gouvernance, de continuité d’activité et de souveraineté. Face aux enseignements de notre 4ème étude, notre rôle d’accompagnement prend tout son sens. La confiance reste le premier critère de sélection d’un prestataire informatique. Cette exigence nous engage à aider les entreprises à dépasser une sérénité parfois trompeuse, pour construire une transformation numérique réellement maîtrisée, responsable et durable. Car la sérénité numérique ne naît pas de l’ignorance des risques, mais de leur juste compréhension et de leur pilotage éclairé. »
Baromètre Konica Minolta de la sérénité numérique 2026
[1] Méthodologie : Échantillon 500 entreprises françaises (400 PME + 100 ETI) - Recueil : téléphonique - Période : 25 juillet au 15 septembre 2025 - Questionnaire : 77 questions - Fonctions : Dirigeants (30,2%), DSI (33,8%), DAF (27,6%) - Secteurs : Services (33,2%), Commerce (19,8%), Santé (18,2%), Industrie (15,4%), Construction (13,4%)
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