Publié par - Twim'O Team
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on - mer. à 11:30 -
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Rappelons avant tout que la vente en cascade consiste pour un acheteur à signer un compromis de vente en mettant la vente de son propre bien en condition suspensive, sans recourir à un prêt relais.
Cela, pour deux raisons. D’une part, les prêts relais sont restés en mémoire de certains, des prêts coûteux et à risques. C’était vrai il y a plusieurs dizaines d’années à leur lancement mais depuis, ils sont devenus plus sécurisés et peu onéreux. Le prêt relais, ou achat revente, sert à faire la jonction entre un achat et une vente. C’est une avance d’argent de la banque pendant 2 ans. Il peut être sec, c’est-à-dire faire l’avance de 70 à 80 % de la valeur du bien en fonction du marché et couvrir la totalité du nouvel achat, ou complémentaire. Dans ce cas, il sera adossé à un prêt complémentaire pour financer un achat supérieur. Aucun des deux prêts ne supporte de frais de remboursement anticipé sur la partie revente.
D’autre part, de nombreux professionnels ont suivi les acheteurs dans ce phénomène de vente en cascade. Certains l’ont fait avec de bonnes intentions, pour faciliter les ventes justifiées dans un contexte où les banques ont décidé de resserrer l’accès aux prêts immobiliers.
D’autres, sous la pression d’une forte concurrence, ne voulaient pas passer à côté de la signature d’un compromis. Admettons qu’une petite part des professionnels redoutent de dire non aux acquéreurs et prennent des risques non mesurés sur l’aboutissement de la vente jusqu’à l’acte authentique, en travaillant avec des acheteurs non qualifiés. Cela met en danger les capacités financières de ces derniers et par conséquence, la réalisation de leurs projets.
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Nous le savons, le métier d’agent immobilier est régi par un devoir de conseil et d’information. De ce fait, il faut veiller à ne pas accepter l’inacceptable car les ventes en cascade comportent des risques à la fois pour le vendeur et pour le professionnel. Pour rappel et à cet égard, voyons les différents niveaux et degrés existants.
Si l’on peut tolérer un seul niveau de cascade avec une condition suspensive résolue, il est en revanche peu recommandé d’accepter des cascades successives avec des conditions non résolues. Le problème majeur est qu’il se pratique des cascades à plusieurs degrés de ventes, parfois 5 à 6 ventes se succédant. Logiquement, la défaillance de la première entraîne la chute de toutes les autres et il est absolument impossible d’en avoir le contrôle.
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En acceptant de travailler sur ce type d’opérations, prenez ainsi conscience des éventuels problèmes éthiques que vous pourriez avoir en cas d’échec de la vente vis-à-vis du vendeur.
D’abord, faire accepter une vente en cascade à un vendeur, c’est lui faire porter le poids du financement de l’acheteur. C’est un transfert de responsabilité, comme si le vendeur finançait l’acquéreur.
Ensuite, si une vente tombe à l’eau, l’une des conséquences pourrait être l’immobilisation du bien pendant un délai plus long qu’une vente classique. Or, dans un marché sensible prêt à se retourner, cela peut signifier pour le vendeur une perte de chance de vendre à bon prix.
Enfin, par manque de biens dans leur portefeuille, certains professionnels ont tendance à surévaluer les biens pour emporter le mandat. Cela contribue à conforter la position du vendeur dans la propre estimation non objective qu’il se fait de son bien et de ce fait, il tardera à se mettre en cohérence avec le marché. En cas d’inversion de l’offre et de la demande, la vente ne se fera peut-être jamais, ou alors trop tard, à un prix de vente amplement déprécié.
Recentrez-vous toujours sur la vente effective et non sur la simple signature d’un compromis. Vous gagnerez en notoriété grâce au sérieux apporté à vos ventes.
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