Posted by - Twim’O !
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on - May 17 -
Filed in - Jardinage et Paysagisme -
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<p>Chaque printemps, les jardiniers se retrouvent avec des piles de petits contenants noirs qui s’accumulent dans un coin du garage. Ces <strong>pots de pépinière en plastique</strong>, si pratiques pour transporter les jeunes plants, finissent rarement dans une filière de recyclage efficace et s’ajoutent à la montagne de déchets du jardinage moderne.</p> <p>Bonne nouvelle : une nouvelle génération de <strong>pots compostables</strong> arrive, fabriqués à partir de déchets agricoles, dont une innovation qui intrigue particulièrement les experts, les pots issus de déchets d’ananas. Et en attendant qu’ils arrivent en rayon, plusieurs options plantables existent déjà pour dire adieu au plastique. Le changement s’organise en silence.</p> <h2>Pourquoi les pots de pépinière en plastique posent problème au jardin</h2> <p>Les pots classiques sont fabriqués à partir de pétrole, une ressource non renouvelable. Les versions noires, les plus répandues, sont très difficiles à recycler : la majorité finit en décharge, où ce plastique se fragmente en microplastiques qui se dispersent dans les sols et les rivières. Leur usage reste souvent très court, alors qu’ils mettent des centaines d’années à se décomposer.</p> <p>Le plastique sert aussi à produire les plateaux de semis et les étiquettes de plantes. Il reste bon marché, solide et simple à nettoyer, ce qui explique sa domination dans les jardineries. Mais pour un jardinier qui cherche à réduire son empreinte écologique, l’idée de multiplier ces contenants fossiles ne colle plus avec l’image d’un jardin vivant et respectueux. D’où l’intérêt croissant pour des pots biodégradables, voire vraiment compostables.</p> <h2>Pots compostables en déchets d’ananas : une alternative qui nourrit les plantes</h2> <p>Des chercheurs testent des <strong>pots de pépinière en déchets d’ananas</strong>, fabriqués à partir de peaux et de feuilles qui seraient autrement jetées. Ces résidus sont mélangés à d’autres matières compostables puis moulés en godets dans un procédé de production qui demande peu d’énergie. La Thaïlande, grand producteur d’ananas, est devenue un terrain d’essai majeur, tout comme le Kenya, la Malaisie, l’Inde ou le Mexique.</p> <p>Ces pots ne sont pas encore vendus au détail aux États-Unis ou en Europe, car il reste à maîtriser les coûts de fabrication. Leur potentiel est pourtant important. L’ananas est riche en azote et en phosphore, deux nutriments clés pour la croissance des plantes. En se décomposant, le pot libère ces éléments directement dans le sol et alimente la motte, ce qu’un pot en plastique ne fera jamais. Autre atout : les parois absorbantes peuvent relâcher de l’eau pendant environ trois jours, offrant une humidité plus régulière, un détail précieux alors que les engrais risquent de coûter plus cher que jamais en 2026.</p> <h2>Autres alternatives compostables aux pots de pépinière déjà disponibles</h2> <p>En attendant les pots d’ananas, plusieurs solutions plantables sont déjà accessibles. Les <strong>pots en fibre de coco</strong>, issus des coques de noix de coco, réutilisent un sous-produit de l’agriculture. La fibre de coco remplace la tourbe pour la rétention d’eau, laisse bien respirer les racines et forme des godets biodégradables que l’on plante directement en pleine terre. Des packs de 24 pots de démarrage en coco coûtent autour de 30 $, soit environ 28 €. En climat très sec, on conseille de pratiquer quelques fentes sur les côtés pour aider les racines à traverser.</p> <p>D’autres matières compostables sont déjà sur le marché ou utilisées par certains producteurs :</p> <ul> <li>des godets en fibres de résineux ou de bois, vendus par 30 pour environ 26 $, soit autour de 24 €,</li> <li>des pots moulés en fumier de vache composté, proposés par 12 pour un peu plus de 13 $, soit près de 12 €,</li> <li>des godets en fibres naturelles (tourbe, coco, bois) ou en carton et papier kraft, plantables avec le plant et capables d’enrichir le sol en se dégradant,</li> <li>des solutions maison : rouleaux de papier toilette, petits pots en papier journal, à condition qu’ils finissent au compost ou dans la terre.</li> </ul> <p>Pour un jardinier, l’enjeu est désormais de réserver le plastique réutilisable aux usages vraiment longs et de basculer progressivement vers ces contenants qui disparaissent avec la plante, tout en nourrissant le sol. Cette transition se joue pot après pot, saison après saison.</p> <meta name="original-source" content="https://monjardinmamaison.maison-travaux.fr/non-classe/voici-comment-ces-dechets-de-fruits-exotiques-remplacent-les-pots-en-plastique-et-nourrissent-vos-plants-539633.html" /><meta name="syndication-source" content="https://monjardinmamaison.maison-travaux.fr/non-classe/voici-comment-ces-dechets-de-fruits-exotiques-remplacent-les-pots-en-plastique-et-nourrissent-vos-plants-539633.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />