Publié par - Twim'O !
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on - 17 avr. -
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La cour d’appel de Versailles a condamné Jinka à verser 200 000 euros à Leboncoin pour avoir utilisé ses offres immobilières sans autorisation. Cette décision intervient après une précédente condamnation dans le dossier SeLoger.
L’application d’annonces immobilières Jinka a été condamnée mardi par la cour d’appel de Versailles à payer 200.000 euros à la plateforme Leboncoin pour avoir utilisé ses offres sans autorisation, après une condamnation similaire face à SeLoger, et dénonce une « obsolescence législative ».
À qui appartiennent les annonces locatives publiées sur les plateformes, à ces dernières ou aux agences immobilières ? C’est la question à laquelle a répondu la justice, saisie séparément par SeLoger et Leboncoin.
Les deux sociétés reprochaient à Jinka d’utiliser les offres qu’elles hébergeaient sans leur autorisation. De son côté, l’application gratuite, que son fondateur Marc Lebel présente à l’AFP comme un « Google de l’immobilier », défend qu’elles seraient la propriété des agences qui les publient.
Dans les deux décisions de première instance puis en appel – en décembre 2025 pour SeLoger, également devant la cour d’appel de Versailles -, la justice a estimé que les plateformes étaient des bases de données, au sens du code de la propriété intellectuelle, protégées par le droit d’auteur, auquel Jinka a porté atteinte.
L’application a été condamnée en appel à verser 60.000 euros de dommages-intérêts à SeLoger.
Jinka devrait se pourvoir en cassation concernant la décision rendue mardi, selon son fondateur.
« Alors que Leboncoin refuse l’accès à ses données pour Jinka, il ouvre parallèlement l’intégralité de son catalogue à Google et signe un accord stratégique avec OpenAI pour intégrer son catalogue dans ChatGPT », relève Jinka dans un communiqué.
« La situation est alarmante : les géants technologiques mondiaux bénéficient d’un accès illimité à la donnée immobilière française, tandis que la FrenchTech se voit entravée », regrette l’entreprise.
Elle déplore une « obsolescence législative » de la réglementation sur les bases de données, issue d’une directive européenne de 1996.
La start-up estime que le droit des bases de données « manque de clarté à l’ère du numérique, et plus encore face à l’essor de l’intelligence artificielle ».
Marc Lebel regrette que les deux plateformes considèrent Jinka, qui leur apportait du trafic jusqu’à ce qu’elle retire leurs annonces, « comme un concurrent ».
« Aujourd’hui, il y a une crise du logement, donc il y a énormément d’arnaques », relève-t-il. Or son activité s’appuie, selon lui, sur des algorithmes permettant d’identifier les doublons et les fausses annonces.
Jinka, créée en 2020, revendique quatre millions d’utilisateurs et des annonces « issues de plus de 5.000 sites immobiliers », dont Gens de confiance, LocService ou Maisons & appartements.
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