Publié par - Twim'O Team
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on - 26 décembre 2025 -
Classé dans - Jardinage et Paysagisme -
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<p>Sur la photo, le lac semblait idyllique ; en arrivant, l'eau avait la couleur d'un pot de peinture verte. Certains baigneurs pensent à de simples algues, d'autres quittent aussitôt la plage, inquiets pour leurs enfants et leur chien. Ces nappes verdâtres portent un nom : <strong>efflorescences algales nuisibles</strong>. Elles surgissent dans les étangs, les rivières lentes et parfois en mer. L'eau est‑elle pour autant vraiment toxique ?</p> <p>Les microalgues, invisibles à l'œil nu, forment la base de la chaîne alimentaire océanique selon l'Ifremer. Certaines restent inoffensives, d'autres produisent des toxines qui s'accumulent dans l'eau ou les coquillages. Au printemps, la côte atlantique, de la Vendée au Finistère, a connu un épisode de Pseudo‑nitzschia australis si intense que la pêche et la commercialisation des coquillages ont été suspendues.</p> <h2>Efflorescences algales nuisibles : de quoi parle-t-on vraiment ?</h2> <p>Ces phénomènes commencent toujours par une prolifération de micro‑organismes. D'après l'Ifremer, les microalgues sont des organismes unicellulaires qui, en temps normal, nourrissent le plancton et tout le reste de la chaîne alimentaire. "Les microalgues sont vraiment le berceau de la vie", rappelle Vincent Doumeizel, conseiller pour les océans aux Nations Unies, dans un entretien accordé à National Geographic, en soulignant qu'il existe plus de 100 000 espèces de microalgues dans le monde dont seulement 5 000 sont recensées.</p> <p>Une efflorescence apparaît lorsque ces microalgues se multiplient soudainement, aidées par un fort ensoleillement, une eau réchauffée et des nutriments venus des terres agricoles. Maud Lemoine, coordinatrice des réseaux REPHY et REPHYTOX à l'Ifremer, évoque un épisode très intense. "On est monté jusqu’à 500 000 cellules de microalgues par litre d’eau de mer, ce qui est beaucoup", souligne‑t‑elle, en rappelant que certaines efflorescences n'ont presque pas d'effet alors que d'autres appauvrissent l'eau ou libèrent des substances toxiques.</p> <h2>Quand une efflorescence rend l’eau réellement toxique</h2> <p>Le risque pour la santé dépend du type de microalgue et du mode d'exposition. Pseudo‑nitzschia australis produit une toxine amnésiante, l'acide domoïque, qui s'accumule dans les coquillages filtrants : leur ingestion provoque d'abord des troubles gastro‑intestinaux, puis des atteintes neurologiques graves. "On dit qu’elle est amnésiante parce que, dans les cas les plus sévères, elle peut entraîner des pertes de mémoire à court terme", précise Maud Lemoine.</p> <p>Dans les lacs et étangs, ce sont surtout des <strong>cyanobactéries</strong>, dites algues bleues, qui posent problème. Elles forment des nappes épaisses en surface. Les auteurs du site House Digest rappellent que "ces bactéries peuvent libérer des cyanotoxines qui ciblent l'intestin ou le système nerveux de tout être vivant qui avale l'eau". Invisibles, ces toxines ne disparaissent pas avec l'ébullition ou une simple filtration domestique. Les chiens sont particulièrement exposés car ils boivent, nagent puis se lèchent le pelage.</p> <h2>Comment reconnaître et éviter une eau à risque d’algues toxiques</h2> <p>Pour le promeneur, l'enjeu est de reconnaître un plan d'eau suspect. Une efflorescence de cyanobactéries peut donner à l'eau un aspect de soupe aux pois ou de peinture verte, avec parfois une écume en surface et une odeur forte. Des tapis d'algues longues comme des cheveux, attachées au fond, sont souvent de simples algues vertes non toxiques. Quand l'eau est trouble, colorée ou qu'un film apparaît, mieux vaut tenir enfants et animaux à distance.</p> <p>Dans le doute face à une eau colorée ou couverte d'écume, mieux vaut éviter la baignade, empêcher les chiens de boire et ne jamais utiliser cette eau pour la cuisine. En France, le réseau REPHY de l'Ifremer surveille ces épisodes d'<strong>algues toxiques</strong> et peut conduire l'État à décider une interdiciton temporaire. "Aujourd’hui, c’est encore trop tôt pour tirer des conclusions vraiment définitives" sur le rôle du réchauffement dans leur fréquence, estime Maud Lemoine.</p> <meta name="original-source" content="https://monjardinmamaison.maison-travaux.fr/actualite/cette-eau-verte-qui-ressemble-a-de-la-peinture-peut-etre-toxique-ce-quil-faut-savoir-sur-ces-algues-toxiques-520781.html" /><meta name="syndication-source" content="https://monjardinmamaison.maison-travaux.fr/actualite/cette-eau-verte-qui-ressemble-a-de-la-peinture-peut-etre-toxique-ce-quil-faut-savoir-sur-ces-algues-toxiques-520781.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />