Publié par - Twim'O Team
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on - 20 févr. -
Classé dans - Rénovation, Construction et Bricolage -
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Le plan de transition énergétique français poursuit une trajectoire ambitieuse, avec pour objectif la neutralité carbone à horizon 2050, le développement accéléré des énergies renouvelables et l’électrification des usages. Dans ce contexte, les prix de l’énergie demeurent volatils, accentuant l’importance de la sécurisation des approvisionnements et de l’efficacité énergétique. Malgré ces défis, les retards réglementaires, les contraintes sur les réseaux, l'acceptabilité locale des projets et les besoins d’investissements massifs font que la transition énergétique reste un axe stratégique prioritaire qui a besoin de l’engagement actif des acteurs industriels et financiers.
À l’horizon 2026, le marché devrait évoluer dans un environnement encore marqué par des incertitudes économiques et réglementaires, mais avec des fondamentaux plus solides qu’en 2025, offrant ainsi un cadre favorable à de nouvelles opportunités d’investissement et de développement.
Pour Mladena Pavlova, consultante au sein du cabinet LCP Delta : « Les marchés de la transition énergétique entrent dans une phase de maturité. Après les turbulences observées en 2024 et 2025, l’enjeu n’est plus seulement d’accélérer, mais de stabiliser. Véhicules électriques, solaire et pompes à chaleur restent des piliers incontournables de la décarbonation, à condition de bénéficier de cadres réglementaires lisibles, d’aides cohérentes et d’une visibilité suffisante pour les industriels comme pour les consommateurs. »
Après une année 2024 difficile pour les véhicules électriques, 2025 a agi comme une année de « reset » : les ventes ont repris en Europe après le recul des immatriculations, accompagnées d’un réajustement stratégique des acteurs de l’écosystème EV et des infrastructures de recharge. Cette reprise s’est toutefois déroulée dans un contexte contrasté, avec un ralentissement du déploiement des bornes publiques et les premiers signes de stagnation dans certains pays après une période de surconstruction.
Le marché des véhicules électriques devrait continuer à se développer en 2026, mais dans un contexte de concurrence accrue et avec la nécessité pour les acteurs d’optimiser leurs modèles économiques.
En 2025, le marché européen du photovoltaïque a connu un réajustement progressif, avec des dynamiques variables selon les segments et les pays. Le marché se dirige vers des modèles intégrés combinant solaire et batterie, des tendances qui viennent indiquer un recentrage vers l’autoconsommation. Ce modèle s'imposera comme le principal cas d'utilisation des installations photovoltaïques solaires, que ce soit dans le résidentiel ou le C&I.
Le solaire résidentiel a ralenti, mais son potentiel de long terme reste intact. En France, où le solaire résidentiel est historiquement moins développé qu’ailleurs en Europe, la hausse des prix de l’électricité et la réduction des tarifs d’achat favorisent désormais l’autoconsommation, ouvrant de nouvelles perspectives de croissance à moyen terme.
Le segment du C&I dans le solaire se distingue par son dynamisme, stimulé par des obligations réglementaires (objectifs de solarisation entre autres) et par une hausse des prix de l’électricité. En 2026, la croissance devrait être tirée par l’essor de l’autoconsommation collective, qui s’impose progressivement comme un modèle structurant en Europe.
Bien qu’encore jeune, l’autoconsommation collective (ACC) devient un levier clé pour rapprocher production et consommation, réduire les factures et rendre le système électrique plus flexible. L’ACC progresse rapidement et la France est le marché qui connaît la croissance la plus rapide en Europe.
Pour Mladena Pavlova, consultante au sein du cabinet LCP Delta : « Le marché de l’autoconsommation collective connaîtra une croissance à deux chiffres en 2026 en Europe. Nous prévoyons que la France sera le marché à la croissance la plus rapide jusqu’en 2030 (en termes de capacité), en raison de la dominance des projets à large périmètre et de l’augmentation de la taille moyenne des systèmes. Cependant, la croissance dépend de cadres réglementaires et tarifaires stables offrant une vision claire à tous. Tout changement pourrait perturber l’adoption. »
Dans ce paysage en recomposition, le marché des pompes à chaleur illustre aussi les difficultés persistantes sur le secteur du chauffage. Les années se suivent et se ressemblent pour l'industrie européenne du chauffage. L’année 2025 marque la 3e année consécutive de recul pour le marché européen du chauffage, atteignant son niveau le plus bas depuis plusieurs années. Toutefois, la situation s’est globalement améliorée pour les pompes à chaleur utilisées pour le chauffage, portées par une forte demande dans certains marchés tels que l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Pologne. En France, les ventes d’équipements de chauffage y ont atteint un point bas historique. Bien que les ventes de pompes à chaleur aient reculé en 2025, en raison de perturbations politiques et des aides ainsi que d’un faible indice de confiance des consommateurs, la baisse a été moins prononcée que les années précédentes (moins de 10% comparé à 2024).
En 2026, le marché des pompes à chaleur devrait amorcer un rebond en France après plusieurs années de contraction.
Image d'illustration de l'article via Depositphotos.com.
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