Posted by - Twim’O !
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on - Jul 27 -
Filed in - Rénovation, Construction et Bricolage -
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Le 11e baromètre MMA–Ifop consacré au risque routier professionnel met en évidence une connaissance encore limitée de cet enjeu parmi les dirigeants de très petites, petites et moyennes entreprises.
Les chiffres clés du baromètre MMA–Ifop21 % des dirigeants identifient le risque routier comme la première cause de mortalité au travail 78 % reconnaissent avoir déjà adopté au moins un comportement dangereux au volant 25 % ont mis en place des actions de prévention pour leurs salariés 51 % intègrent le risque routier dans leur document unique d’évaluation des risques 40 % souhaitent être davantage accompagnés sur ce sujet |
En 2024, 43 % des personnes décédées sur les routes de France métropolitaine ont perdu la vie dans un accident impliquant au moins un usager effectuant un déplacement lié au travail.
Au total, 424 personnes sont mortes alors qu’elles réalisaient elles-mêmes un déplacement lié au travail : 314 lors d’un trajet entre leur domicile et leur lieu de travail et 110 pendant un trajet professionnel[2].
Malgré cette réalité, seuls 21 % des dirigeants interrogés savent que le risque routier constitue la première cause d’accidents mortels au travail. Cette proportion progresse de trois points par rapport à 2025, mais demeure inférieure de quatre points à celle mesurée en 2016.
Le baromètre relève néanmoins une progression de certains indicateurs. Ainsi, 77 % des dirigeants savent que leur responsabilité peut être engagée en cas d’accident survenu pendant un trajet professionnel, soit huit points de plus qu’en 2025.
Ils sont également 52 % à savoir qu’ils peuvent être tenus responsables lors d’un accident survenu pendant un trajet domicile-travail, une proportion en hausse de sept points en un an.
L’intégration du risque routier dans le document unique d’évaluation des risques (DUER) progresse également. Elle concerne désormais 51 % des dirigeants interrogés, soit 30 points de plus qu’en 2016.
Interrogés sur leurs propres pratiques pendant leurs déplacements professionnels, 78 % des dirigeants déclarent avoir déjà adopté au moins un comportement dangereux au volant.
Les comportements mentionnés dans le baromètre sont les suivants :
Ces résultats mettent en évidence un décalage entre la perception du risque routier professionnel et les pratiques déclarées par les dirigeants.
Seuls 25 % des dirigeants déclarent avoir mis en place des actions de prévention du risque routier à destination de leurs salariés. Cette proportion atteint 39 % parmi ceux dont un salarié a déjà été impliqué dans un accident de la route dans le cadre professionnel.
Selon MMA, cet écart montre que les démarches de prévention sont encore souvent engagées après la survenue d’un accident.
Parmi les entreprises ayant engagé une démarche de prévention, 81 % vérifient régulièrement les véhicules mis à la disposition des salariés, soit six points de plus qu’en 2025. Elles sont également 77 % à contrôler la validité du permis de conduire des collaborateurs avant leurs premiers déplacements.
Les mesures portant sur l’organisation du travail et la sensibilisation restent moins fréquentes. Parmi les dirigeants ayant mis en place des actions :
Au moment de l’enquête, seuls 5 % des dirigeants avaient planifié des actions de sensibilisation au risque routier pour l’année 2026.
Un quart des dirigeants interrogés déclarent avoir déjà bénéficié d’une sensibilisation ou d’une formation au risque routier professionnel.
Dans le même temps, 40 % souhaitent être davantage accompagnés sur les enjeux et les règles applicables au risque routier en entreprise. Cette proportion a presque doublé par rapport à 2025, où elle s’établissait à 21 %.
[1] Étude réalisée par l’Ifop pour l’assureur MMA auprès d’un échantillon de 250 dirigeants d’entreprises, représentatif des entreprises françaises de 1 à 49 salariés. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas. Le questionnaire a été administré par téléphone sur le lieu de travail des personnes interrogées, du 30 mars au 14 avril 2026.
[2] Source : chiffres de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) pour l’année 2024.
Image d'illustration de l'article via Depositphotos.com.