Publié par - Twim'O Team
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on - 14 janv. -
Classé dans - Actus Immo -
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L’essentiel selon MySweetImmo
Après une année 2024 marquée par le blocage des projets immobiliers, le marché immobilier ancien a nettement redémarré en 2025. Portée par la stabilisation des taux de crédit et le retour des primo-accédants, la dynamique observée laisse entrevoir une poursuite de la reprise en 2026, malgré un contexte encore fragile.
Après des mois d’attentisme, le marché immobilier ancien s’est remis en mouvement en 2025. À l’échelle nationale, environ 940 000 ventes ont été enregistrées, contre 845 000 un an plus tôt, soit une progression supérieure à 11 %.
Cette amélioration s’explique en grande partie par la stabilisation des taux de crédit immobilier autour de 3,2 % sur l’ensemble de l’année. Même si les prix ont légèrement progressé, ces conditions de financement plus prévisibles ont permis à de nombreux ménages de retrouver une capacité d’achat suffisante.
Pour Éric Allouche, directeur exécutif du réseau ERA Immobilier, cette stabilisation a joué un rôle déterminant : elle a redonné de la visibilité aux acheteurs et restauré la confiance, condition indispensable à la reprise des décisions immobilières.
L’année 2025 marque également le retour en force des primo-accédants. Leur part dans les ventes est passée de 31 % en 2024 à 36 % en 2025 au sein du réseau ERA Immobilier.
Ce regain s’explique notamment par le rétablissement de dispositifs fiscaux incitatifs au premier semestre, en particulier le Prêt à Taux Zéro. Depuis le 1er avril, celui-ci couvre de nouveau les maisons individuelles et a été étendu à l’ensemble du territoire pour le logement neuf, collectif comme individuel. Les acquéreurs ont également été exonérés de la hausse de 0,5 point de la part départementale des droits de mutation.
Dans un contexte de loyers élevés et de marché locatif toujours tendu, l’accession à la propriété redevient ainsi une option crédible pour de nombreux ménages modestes ou intermédiaires.
Le retour progressif des acheteurs a eu un effet direct sur les prix. Au sein du réseau ERA Immobilier, le prix moyen au mètre carré progresse de 1 % en 2025.
La hausse est légèrement plus marquée pour les appartements, avec +1,1 % à 4 170 euros le mètre carré, que pour les maisons, dont les prix augmentent de 0,8 % à 2 514 euros le mètre carré. Cette reprise de l’activité se traduit également par un raccourcissement des délais de vente, passés de 108 à 99 jours pour les maisons et de 94 à 91 jours pour les appartements.
La dynamique reste toutefois contrastée selon les territoires. En Île-de-France, certains départements enregistrent des hausses significatives, comme le Val-de-Marne (+7 %), les Yvelines (+5,1 %) ou les Hauts-de-Seine (+2,7 %). À l’inverse, les prix reculent en Seine-Saint-Denis (-6,1 %), dans le Val-d’Oise (-6 %) et, plus légèrement, en Seine-et-Marne (-0,8 %).
Dans les grandes métropoles régionales, la tendance est globalement positive, notamment à Bordeaux (+4,8 %), Strasbourg (+3,9 %), Toulouse (+3,1 %), Lyon (+1,5 %) et Marseille (+0,9 %).
Sur le marché locatif, la tension demeure forte. Les investisseurs ne représentent plus que 12 % des acquisitions en 2025, contre 16 % un an plus tôt au sein du réseau. Les exigences croissantes en matière de performance énergétique et l’absence de dispositifs fiscaux incitatifs freinent les projets.
La performance énergétique est devenue un critère central de négociation. L’écart de prix entre un logement classé F ou G et un bien performant classé A à C peut atteindre jusqu’à 20 %. À compter du 1er janvier 2026, l’alignement du coefficient de conversion de l’électricité sur la norme européenne devrait toutefois permettre de reclasser environ 850 000 logements aujourd’hui notés F ou G, sans travaux.
Les perspectives pour 2026 sont jugées globalement favorables par ERA Immobilier. Avec une inflation autour de 1 % et un taux de crédit moyen estimé à 3,5 %, la dynamique actuelle pourrait se poursuivre, avec un objectif d’environ un million de transactions dans l’ancien.
Cette trajectoire reste toutefois conditionnée à plusieurs facteurs : une stabilité des règles en matière de rénovation énergétique, la mise en place de mesures fiscales favorables à l’investissement locatif, et un cadre réglementaire plus pragmatique, notamment sur les normes de construction et les règles d’endettement.
Pour Éric Allouche, le contexte actuel demeure propice à l’achat immobilier : lorsque cela est possible, rembourser un crédit pour devenir propriétaire apparaît souvent plus pertinent que supporter durablement le coût d’un loyer.
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