Publié par - Twim'O Team
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on - 4 févr. -
Classé dans - Rénovation, Construction et Bricolage -
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L’adoption du budget 2026 met un terme à une période d’instabilité qui a fortement pénalisé les entreprises artisanales du bâtiment. La continuité de l’action publique devrait permettre la réouverture du dispositif MaPrimeRénov’ et redonner un minimum de visibilité aux professionnels. La CAPEB restera toutefois particulièrement vigilante quant à la reprise rapide, lisible et effective de ce dispositif essentiel à l’activité de la rénovation.
Si le budget alloué à MaPrimeRénov’ est maintenu à hauteur de 3,6 milliards d’euros grâce à la compensation par les certificats d’économies d’énergie (CEE), le recentrage des aides sur la seule rénovation globale ne répond ni aux besoins concrets des ménages, ni à leurs contraintes financières. Il ne permet pas davantage de soutenir l’activité des entreprises artisanales du bâtiment, enlisée dans une crise durable depuis plusieurs mois. Pour la CAPEB, seule la mise en place d’un parcours de rénovation énergétique par étapes, étalé sur plusieurs années et fondé sur une succession de mono-gestes, permettrait de concilier ambition climatique, accessibilité financière et maintien de l’activité économique.
Par ailleurs, le Fonds vert, levier essentiel pour permettre aux collectivités territoriales d’investir dans la rénovation de leurs bâtiments publics, subit une nouvelle réduction de crédits, même si celle-ci a été partiellement atténuée dans la version finale du budget voté. Les moyens dédiés à l’entretien et à la restauration du patrimoine sont également revus à la baisse, ce qui se traduira mécaniquement par une diminution des marchés pour les artisans du bâtiment.
La seule mesure véritablement favorable à la rénovation des logements concerne la création du statut du bailleur privé, applicable aussi bien au neuf qu’aux logements faisant l’objet de rénovations lourdes. La CAPEB appelle les parlementaires à consolider cette avancée par la mise en place de dispositifs complémentaires capables de stimuler durablement la rénovation des logements existants.
Alors que la situation des finances publiques devrait inciter l’État à renforcer le recouvrement des recettes fiscales et que la distorsion de concurrence entre entreprises est une réalité bien connue, notamment dans le secteur du bâtiment, députés et sénateurs ont choisi de ne pas abaisser le seuil de franchise en base de TVA à 25 000 euros. La CAPEB déplore vivement cette décision et souhaite que le débat engagé lors de l’examen du projet de loi de finances se poursuive dans le cadre de travaux parlementaires approfondis.
La CAPEB regrette également que le dispositif d’exonération des donations intra-familiales destinées à financer des travaux de rénovation énergétique n’ait pas été prolongé au moins jusqu’au 31 décembre 2027. Limitée à une seule année d’application, cette mesure intégrée au budget 2025 à l’initiative de la CAPEB risque de rester largement sous-utilisée, tant par les ménages que par les professionnels du bâtiment.
Pour les mêmes raisons, la CAPEB déplore l’absence de prolongation du crédit d’impôt dédié à l’adaptation des logements au vieillissement et à la perte d’autonomie. Les besoins liés au maintien à domicile d’une population vieillissante sont pourtant considérables et nécessitent une anticipation à long terme. Le budget 2026 ne permet pas d’apporter de réponse satisfaisante, notamment pour les classes moyennes.
Au-delà des arbitrages budgétaires, la CAPEB rappelle les propositions concrètes qu’elle porte afin de dynamiser le marché de la rénovation énergétique et de permettre à un plus grand nombre de Français d’améliorer durablement la performance énergétique de leur logement :
Pour Jean-Christophe Repon, président de la CAPEB : « Toujours confrontées à un recul durable de leur activité en rénovation et adaptation énergétique de -1,5 % depuis maintenant cinq trimestres, les entreprises artisanales du bâtiment sont dans l’attente de mesures ambitieuses et opérationnelles à même de relancer le marché de la rénovation, ce qui leur permettrait d’être en ordre de marche pour répondre à l’ampleur des besoins en matière de rénovation des logements. Le budget 2026 marque un premier pas, mais des avancées concrètes et rapides sont absolument nécessaires sur le RGE, le parcours de rénovation par étapes et les GME pour que notre secteur puisse pleinement contribuer à la transformation écologique et sociale des logements en France. »
Image d'illustration de l'article via Depositphotos.com.
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