Publié par - Twim'O Team
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on - mer. à 10:56 -
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Après plusieurs semaines de variations contrastées, les taux immobiliers reculent légèrement en mars 2026. Les banques n’engagent pas de mouvement massif, mais ajustent leurs grilles profil par profil. Dans un marché très concurrentiel, le crédit reste un outil stratégique pour attirer de nouveaux clients, notamment les primo-accédants.
Selon le courtier Pretto, les taux moyens observés en mars s’établissent à 3,20 % sur 15 ans, 3,29 % sur 20 ans et 3,40 % sur 25 ans.
Par rapport à février, la baisse varie entre -0,04 et -0,15 point selon les durées et les profils. Cette évolution ne marque pas un changement de cycle. Les banques ajustent leurs barèmes au cas par cas.
Le crédit immobilier reste un produit d’appel majeur. Il permet aux établissements d’attirer de nouveaux clients et de capter leur épargne, en particulier chez les primo-accédants.
« Nous ne sommes pas dans une phase de hausse ou de baisse généralisée. Chaque banque ajuste sa grille en fonction de ses objectifs commerciaux, de ses volumes et des profils qu’elle souhaite capter. Le marché est extrêmement piloté », analyse Pierre Chapon, CEO et cofondateur de Pretto.
Les décisions récentes illustrent cette gestion très précise.
Le Crédit Agricole Île-de-France a relevé certains taux de +0,10 point. LCL a abaissé plusieurs barèmes intermédiaires de -0,10 à -0,20 point. La Société Générale prévoit une baisse de -0,10 point. La Banque Postale annonce une diminution pouvant atteindre -0,20 point.
Les banques ne manquent pas de liquidités. Le volume de crédits accordés dépend davantage du nombre de transactions immobilières que de leurs capacités de financement.
Chaque établissement choisit donc les profils qu’il souhaite attirer. L’objectif consiste aussi à développer des produits complémentaires comme l’assurance emprunteur, les cartes bancaires ou l’épargne.
Les primo-accédants restent particulièrement visés. Ils constituent le moteur du marché et ne comparent pas leur projet aux anciens taux à 1 %. Certaines banques préfèrent proposer des décotes ponctuelles, par exemple sur une tranche du prêt, plutôt que de baisser toute leur grille.
Dans ce contexte, la qualité du dossier devient déterminante. Les banques examinent attentivement les trois derniers mois de comptes. Elles vérifient l’absence de découvert non autorisé, de commissions d’intervention, de virements vers des plateformes de cryptomonnaies ou de dépenses liées aux paris en ligne.
Une épargne régulière, même modeste, envoie un signal rassurant. L’épargne résiduelle, c’est-à-dire la somme conservée après le versement de l’apport personnel, joue également un rôle clé.
Conserver un matelas financier rassure la banque. Cette réserve constitue une sécurité en cas d’imprévu et peut être placée dans l’établissement prêteur.
Pretto cite l’exemple de deux primo-accédants financés à trois jours d’intervalle. Malgré des profils comparables, ils ont obtenu des taux différents. Les revenus, le taux d’endettement, la profession, la localisation du bien et le niveau d’épargne disponible expliquent ces écarts.
Sur 25 ans, une différence de 0,26 point représente environ 15 000 euros d’intérêts. Dans ce marché, chaque dixième de point compte.
L’OAT 10 ans correspond au taux auquel l’État français emprunte sur les marchés financiers. Elle sert de référence pour fixer les taux immobiliers.
Le 2 mars au matin, elle s’est établie à 3,24 %, son niveau le plus bas depuis six mois. Elle évolue depuis autour de 3,29 %, contre environ 3,60 % il y a encore quelques semaines.
Ce mouvement intervient dans un contexte géopolitique tendu, marqué par l’attaque menée par les États-Unis contre l’Iran. Les marchés ne montrent toutefois pas de réaction brutale. Les variations observées relèvent surtout de mouvements financiers de court terme.
Cette détente ne garantit pas une baisse généralisée des taux immobiliers. Elle limite néanmoins le risque de remontée rapide.
L’Observatoire Crédit Logement/CSA évoque la possibilité de baisses « ponctuelles » destinées à soutenir la demande.
« La détente récente de l’OAT ne garantit pas une baisse massive des grilles, mais elle enlève de la pression aux banques. Cela ouvre la porte à des ajustements commerciaux plus favorables aux emprunteurs », souligne Pierre Chapon.
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