Publié par - Twim'O Team
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on - 5 janv. -
Classé dans - Rénovation, Construction et Bricolage -
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D’après l’ADEME, le fonctionnement des éoliennes génère un bruit ambiant composé majoritairement de basses fréquences, comprises entre 20 et 100 Hz. L’intensité sonore atteint environ 100 décibels à hauteur du rotor, diminue à 55 décibels au pied de l’installation et s’abaisse à près de 35 décibels à une distance de 500 mètres. À titre de repère, le niveau sonore perçu à cette distance est comparable à celui d’une conversation à voix basse, tandis qu’une route à grande circulation produit environ 55 décibels.
Afin de limiter les éventuelles nuisances pour les riverains, la réglementation impose une implantation des éoliennes à au moins 500 mètres des habitations. Cette distance minimale peut être augmentée par le préfet lors de l’instruction du dossier, avant l’octroi de l’autorisation du projet.
De nombreuses recherches se sont penchées sur l’influence des parcs éoliens sur le marché immobilier et concluent, dans l’ensemble, à un effet très limité, voire nul, sur la valeur des biens. Ce type d’évaluation reste complexe, car il est nécessaire de distinguer l’impact spécifique des éoliennes parmi de multiples paramètres économiques et territoriaux. Plusieurs travaux montrent ainsi que leur présence ne modifie pas les dynamiques immobilières locales. Une étude menée en 2010 dans les Hauts-de-France a notamment observé, dans les zones accueillant deux parcs éoliens, une hausse du nombre de transactions de terrains constructibles, sans baisse du prix au mètre carré.
Les parcs éoliens terrestres sont majoritairement implantés sur des zones agricoles ou déjà aménagées, ce qui limite leur emprise sur les milieux naturels sensibles.
Pour limiter cet impact, des études doivent obligatoirement être menées en amont l’implantation de parcs éoliens. Ainsi, ils ne pourront jamais être situés sur les principaux couloirs de migration des oiseaux, ni dans les territoires de nidification d’espèces protégées. Il existe aussi des systèmes d’effarouchement des oiseaux ou de bridage pour protéger les chauves-souris.
Une étude réalisée par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), basée sur l’analyse de 1.065 éoliennes, estime la mortalité aviaire à environ six à sept oiseaux par an et par éolienne. Un chiffre qui, bien que limité, reste préoccupant.
À titre de comparaison, une recherche menée en 2009 sur 75 sites à Manhattan a mis en évidence qu’aux États-Unis, 32 oiseaux meurent chaque seconde après avoir percuté des immeubles ou des gratte-ciel. Les façades vitrées constituent ainsi la deuxième cause de mortalité des oiseaux, juste après la destruction de leurs habitats.
Autre facteur majeur souvent sous-estimé : l’intensification de l’agriculture. Elle serait la première cause du déclin des populations d’oiseaux en Europe, devant le changement climatique, l’urbanisation et la transformation des massifs forestiers. À elles seules, ces pressions auraient entraîné la disparition de près de 800 millions d’oiseaux en l’espace de quarante ans sur le continent européen.
Enfin, rapportée à l’énergie produite, la filière éolienne est associée à environ 0,3 décès par gigawattheure, contre près de 5,2 décès par gigawattheure pour les centrales fonctionnant aux énergies fossiles, soulignant un impact globalement bien moindre.
En mer, les éoliennes reposent sur des structures métalliques ancrées au fond marin et reliées par des câbles protégés par des enrochements et des couches de béton placées sous l’eau. Ce type d’installation implique effectivement une artificialisation des fonds marins, pouvant entraîner la disparition de certains habitats et affecter des espèces locales.
Leur impact à long terme sur les fonds marins est cependant à relativiser, comme constaté en Belgique sur des parcs en fonctionnement depuis plus d’une décennie. Les fondations de certaines éoliennes offshore pourraient même devenir des réservoirs à biodiversité.
À l’instar du solaire, l’éolien est une source d’énergie dont la production varie, puisqu’elle dépend directement des conditions météorologiques. D’après l’ADEME, les éoliennes sont aujourd’hui en activité entre 75 % et 95 % du temps.
Les technologies récentes permettent toutefois d’optimiser leur performance. Les nouveaux équipements tirent parti des prévisions de vent élaborées par Météo-France pour ajuster leur fonctionnement, tandis que des dispositifs de stockage de l’électricité sont progressivement développés afin de conserver l’énergie produite en surplus lors des périodes de vent soutenu.
En pratique, une éolienne ne fonctionne pas en permanence à pleine puissance : sa vitesse de rotation s’adapte à la force du vent. Sur une année complète, la quantité d’électricité produite correspond à une exploitation à puissance maximale pendant environ 20 à 25 % du temps, un chiffre pouvant atteindre 40 % pour l’éolien en mer.
Ce ratio correspond au « facteur de charge », à ne pas confondre avec le temps réel de fonctionnement annuel. Ce dernier, compris entre 75 % et 95 %, dépend fortement des caractéristiques du site d’implantation : relief, environnement (zones boisées, urbaines ou agricoles), proximité de plans d’eau, littoral, crêtes ou collines.
Les résultats du dernier appel d’offres, organisé en novembre 2020, indiquent un coût moyen pondéré de 59,5 €/MWh pour les projets retenus, confirmant une baisse progressive des prix par rapport aux années précédentes.
Par ailleurs, le prix de rachat de l’électricité issue de l’éolien s’avère inférieur au prix du marché, qui s’élevait à environ 64 €/MWh au 5 juillet 2021. À cette période, l’électricité éolienne ne générait donc pas de charge supplémentaire pour les finances publiques, le prix du marché étant supérieur aux tarifs issus des derniers appels d’offres.
Au-delà du coût de production, les parcs éoliens contribuent également au dynamisme économique des territoires. Ils participent à la valorisation du foncier, au développement ou à l’entretien des infrastructures routières et génèrent des recettes fiscales pour les collectivités. Un parc éolien terrestre permet ainsi de dégager entre 10.000 et 12.000 euros de retombées annuelles par mégawatt installé au profit des collectivités locales.
Sur le plan sanitaire, certaines critiques évoquent de possibles effets néfastes des éoliennes sur la santé du bétail. Pourtant, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), aucun lien scientifique n’a pu être démontré entre la présence d’éoliennes et des troubles constatés chez les animaux d’élevage. À ce jour, seuls deux cas isolés ont été recensés en Europe.
De façon comparable, les infrasons — des ondes sonores non perceptibles par l’oreille humaine — sont parfois accusés de provoquer un supposé « syndrome des éoliennes », associant nausées, maux de tête ou vomissements. Là encore, plusieurs études menées par l’ANSES ou par les autorités finlandaises n’ont pas établi de corrélation entre ces basses fréquences et des atteintes à la santé humaine. Une recherche conduite en Nouvelle-Zélande a même mis en évidence un effet dit « nocebo » : les personnes se déclarant gênées étaient principalement celles convaincues au préalable de la nocivité des éoliennes.
Lors du démantèlement d’une éolienne, les fondations en béton sont concassées puis triées. Les matériaux obtenus peuvent ensuite être réemployés comme granulats dans de nouveaux bétons, y compris pour la construction d’autres infrastructures éoliennes. Un arrêté du 22 juin 2020, publié au Journal officiel le 30 juin, impose désormais le retrait complet des fondations, sauf lorsque le bilan environnemental démontre qu’une telle opération serait défavorable.
La part de béton pouvant être effectivement réutilisée dépend de plusieurs paramètres, tels que la qualité du matériau récupéré, sa composition, les normes en vigueur et les contraintes propres à chaque projet éolien. En pratique, le béton recyclé peut remplacer une partie des granulats naturels, avec des taux de substitution généralement compris entre 20 % et 60 %.
Globalement, près de 90 % des composants d’une éolienne sont recyclables. Certains éléments restent toutefois plus complexes à valoriser, en particulier les pales, en raison des matériaux composites qu’elles contiennent. Il est également vrai que des matériaux comme l’acier et le béton, bien que recyclables, figurent parmi les plus émetteurs de CO₂ à l’échelle mondiale, chacun représentant environ 7 % des émissions globales.
Malgré ces limites, le bilan carbone de l’éolien demeure nettement plus favorable que celui des énergies fossiles. Selon l’ADEME, l’éolien terrestre génère en moyenne 12,7 g de CO₂ par kilowattheure produit, et l’éolien en mer 14,8 g. À titre de comparaison, la production d’électricité à partir de gaz fossile émet environ 490 g de CO₂ par kWh, et celle issue du charbon près de 820 g par kWh.
Image d'illustration de l'article via Depositphotos.com.
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