Publié par - Twim'O Team
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Classé dans - Rénovation, Construction et Bricolage -
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Un tournant stratégique, qui marque la fin d’une première salve d’investissements majeurs dans la filière batterie et véhicules électrique, et l’engouement pour le kérosène vert et l’éolien en mer, qui tirent la dynamique du secteur des énergies renouvelables.
Le tout dans un contexte de bonne santé générale de l’industrie verte, qui clôture une année 2025 record en nombre de projets (463) avec 24,5 Mds€ investis.
Dans sa carte de France des annonces d’investissements privés liés à des projets en faveur de la transition climatique, le Baromètre Arthur Loyd fait ressortir les départements les plus attractifs en la matière.
84 % des montants investis se concentrent dans seulement 20 départements. L’arc Atlantique et la façade Nord du pays se démarquent. Parallèlement, des implantations plus éparses s’observent dans l’ex-Alsace-Moselle, dans le quart Sud-Ouest du pays, ainsi que dans les départements de l’Hérault et des Bouches-du-Rhône, qui s’appuient notamment sur des filières d’excellence.
60 % des volumes investis sont localisés hors des grandes métropoles, confirmant le rôle crucial de la « France périphérique », au cœur de la réindustrialisation verte.
Pour Cevan Torossian, Directeur du département Etudes & Recherche d'Arthur Loyd : « La stabilité globale des montants investis masque en réalité une transformation plus profonde du marché, avec une réallocation des fonds essentiellement vers la filière des énergies renouvelables et recyclage et déchets. De plus, la transition industrielle verte n’est pas seulement portée par quelques investissements massifs, mais par une multiplication d’initiatives industrielles réparties sur l’ensemble du territoire. Nous entrons dans une phase de diffusion, avec davantage de projets de taille plus modeste. A l’heure où certaines filières industrielles traditionnelles sont affectées par la dégradation de la conjoncture, la très grande forme de l’industrie verte est une bonne nouvelle pour l’économie française et ses territoires. »
Répartition 2025 des investissements dans les industries vertes par grandes régions
En 2025, 24,5 Mds € d’investissements ont été comptabilisés à travers 463 annonces, témoignant d’un niveau d’activité particulièrement soutenu. Dans ce contexte, la Nouvelle-Aquitaine se distingue nettement en signant une performance record, tant en volume financier qu’en nombre de projets, confirmant son attractivité et sa capacité à capter les flux d’investissement.
89 départements concernés par les investissements dans les filières liées à la transition climatique en 2025
Les annonces d’investissements formulées en 2025 dans les industries vertes confortent le rôle moteur de certains départements déjà bien positionnés, tout en révélant la montée en puissance de territoires jusqu’alors plus discrets. Cette recomposition progressive dessine une nouvelle géographie industrielle de transition énergétique, où héritage productif, foncier disponible, infrastructures logistiques et écosystèmes industriels traditionnels jouent un rôle déterminant.
En 2025, le Nord totalise près de 2,5 milliards d’euros d’annonces d’investissement, soit environ 10 % du volume national annuel. Depuis 2019, le département cumule ainsi près de 16 milliards d’euros d’investissements dans les filières vertes, confirmant son rôle de locomotive de l’industrie verte.
À l’inverse, le Pas-de-Calais, qui avait concentré une part importante des « mégaprojets » liés à la filière batteries ces dernières années, sort du top 10 en 2025, faute de nouvelles annonces structurantes sur ce segment. Ce recul illustre l’achèvement d’une phase d’expansion et la mise en production des premières gigafactories livrées, tendance observée à l’échelle nationale.
Avec près de 1,5 milliard d’euros d’annonces en 2025, la Vienne se hisse à la 2ᵉ place nationale, enregistrant une progression spectaculaire par rapport à 2024. Ce résultat est principalement porté par l’annonce d’un projet d’envergure mené par Sorégies à Poitiers, visant à doubler la production d’énergies renouvelables du groupe (70 % éolien, 20 % photovoltaïque et 10 % hydroélectrique). À lui seul, ce « mégaprojet » repositionne le département parmi les territoires les plus visibles de l’année et illustre la capacité de certains départements à changer d’échelle à la faveur d’investissements structurants dans les filières bas carbone.
Avec 1,49 milliard d’euros investis en 2025, la Seine-Maritime consolide son rôle stratégique dans l’industrie verte. Déjà bien positionné en 2024, le département démontre une capacité à transformer son héritage industrialo-portuaire en avantage compétitif dans les filières vertes (énergies, logistique bas carbone, transformation industrielle). La présence du port HAROPA soutien plus que jamais cette dynamique. Cette constance dans le haut du classement témoigne d’une dynamique structurelle bien établie, plutôt que ponctuelle.
Avec 1,48 milliard d’euros annoncés en 2025, la Loire-Atlantique se positionne au 4ème rang national. Son maintien dans le top 5 traduit la solidité d’un écosystème diversifié, combinant industrie, innovation et infrastructures portuaires. Le département confirme ainsi son rôle moteur sur la façade Atlantique, en attirant des projets à forte intensité capitalistique liés aux nouvelles chaînes de valeur énergétiques et industrielles.
Avec 1,4 milliard d’euros d’investissements annoncés en 2025, les Landes franchissent un cap et intègrent le Top 5 national. Ce résultat est largement porté par le projet structurant de Verso Energy, qui prévoit l’implantation d’un site de production de carburant aérien durable (e-SAF) sur le territoire. Si le département reste moins densément peuplé et moins industrialisé que d’autres pôles historiques, il bénéficie d’atouts déterminants qui en font un terrain d’accueil crédible pour des projets industriels bas carbone de grande envergure.
Avec 1,34 milliard d’euros annoncés en 2025, les Bouches-du-Rhône figurent au 6ᵉ rang national. Fort de ses infrastructures portuaires et énergétiques, le département demeure un hub clé pour les filières de décarbonation industrielle et énergétique. La bonne performance du territoire s’inscrit notamment dans la dynamique des activités maritimes et du déploiement des énergies renouvelables en mer, qui renforcent le rôle stratégique de la zone industrialo-portuaire dans les chaînes de valeur de la transition. Sa présence récurrente dans le haut du classement souligne la centralité de cet écosystème dans les stratégies nationales de décarbonation.
Avec 1,22 milliard d’euros d’investissements, l’Hérault confirme une dynamique soutenue. Son amélioration notable par rapport à 2024 témoigne d’un regain d’attractivité, lié à des projets combinant innovation technologique et transition énergétique. Le département illustre la montée en puissance de métropoles régionales en 2025 - Montpellier dans le cas présent - capables d’attirer des capitaux importants dans les filières vertes.
8ème avec 1,15 milliard d’euros en 2025, le Morbihan réalise l’une des progressions les plus marquantes du classement. Ce saut traduit l’arrivée de projets structurants qui repositionnent le département dans la carte nationale des investissements dans la transition climatique. Cette dynamique confirme que la transition verte ne se concentre plus uniquement autour des grands bassins industriels traditionnels.
Avec 800 millions d’euros annoncés, la Corse-du-Sud maintient une présence notable dans le top 10. Si les montants sont inférieurs à ceux des grands départements industriels, leur importance relative à l’échelle locale est significative. Cette performance reflète une capacité à capter des projets adaptés aux spécificités insulaires, notamment dans les domaines énergétiques et environnementaux.
10ème avec 784 millions d’euros d’investissements en 2025, la Mayenne ferme le top 10 tout en enregistrant une progression par rapport à 2024. Ce positionnement illustre l’élargissement territorial des investissements liés à la transition climatique. Même à un niveau inférieur aux leaders nationaux, ces montants traduisent une montée en puissance de territoires industriels intermédiaires dans les nouvelles chaînes de valeur bas carbone.
En 2025, les projets d’investissement industriels dans les filières vertes demeurent majoritairement implantés en dehors de l’Ile-de-France et des grandes métropoles régionales : 60 % d’entre eux se situent dans ces territoires. Hormis la contre-performance observée en 2020, cette tendance reste stable depuis 2019. Les zones à plus faible densité urbaine confirment de nouveau leur attractivité auprès des grands donneurs d’ordres industriels. Une évolution notable apparaît toutefois en 2025 : les grandes métropoles régionales regagnent du terrain. Leur part de marché progresse sur un an pour atteindre 34 %, contre une moyenne historique de 27 %. Cette inflexion traduit un rééquilibrage partiel entre territoires urbains structurants et espaces plus périphériques.
Pour Cevan Torossian, Directeur du département Etudes & Recherche d'Arthur Loyd : « La France confirme son attractivité auprès des acteurs industriels nationaux et internationaux. La diversité de ses territoires, la qualité de ses bassins d’emploi et l’accès sécurisé aux ressources énergétiques constituent des atouts structurants. Mais l’implantation des projets reste conditionnée à une équation plus large : accessibilité des sites, capacité des services publics à absorber de nouveaux habitants, politiques locales du logement, etc. De plus, la réindustrialisation ne se limite pas au retour des usines : elle génère des besoins immobiliers structurants, qu’il s’agisse de locaux d’activités pour la production, d’entrepôts pour la logistique ou de bureaux pour les fonctions d’ingénierie et de pilotage. Si l’exclusion des grands projets du calcul de l’artificialisation des sols marque un signal positif, un allègement plus ambitieux des contraintes normatives sera indispensable pour accélérer le développement des écosystèmes industriels durables. »
Image d'illustration de l'article via Depositphotos.com.
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