Publié par - Twim'O Team
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on - 14 janv. -
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Après la diffusion d’Envoyé Spécial sur France 2 pointant certaines pratiques de syndics, l’UNIS prend la parole. L’organisation professionnelle reconnaît l’existence de dérives, mais refuse toute généralisation et appelle à mieux faire fonctionner les contrôles existants.
L’essentiel selon MySweetImmo
L’UNIS ne nie pas que des comportements fautifs existent chez certains syndics. Elle estime toutefois que ces situations restent marginales au regard du nombre de copropriétés concernées.
La France compte plus de 623 000 copropriétés et un peu plus de 5 100 syndics professionnels. Rapportés à ces volumes, les cas de fraude ou de défaillance resteraient, selon l’organisation, très limités. Pour autant, l’UNIS reconnaît que lorsqu’un problème survient, les conséquences financières pour les copropriétaires peuvent être lourdes, ce qui alimente un fort sentiment de défiance.
L’UNIS rappelle que le syndic fait partie des professions les plus réglementées de l’immobilier. Pour exercer, un professionnel doit remplir plusieurs obligations cumulatives.
Il doit notamment détenir une carte professionnelle délivrée par les chambres de commerce, suivre une formation continue, respecter des règles de déontologie, disposer d’une garantie financière et d’une assurance responsabilité civile professionnelle.
Les fonds des copropriétés doivent par ailleurs être placés sur des comptes bancaires séparés, et font l’objet de contrôles réguliers. Selon l’UNIS, cet encadrement vise à protéger les copropriétaires et à sécuriser la gestion financière des immeubles.
Plutôt que de créer de nouvelles structures de régulation, l’UNIS plaide pour une application plus efficace des contrôles déjà prévus par la loi.
Elle appelle à une meilleure coordination entre tous les acteurs : syndics, conseils syndicaux, copropriétaires, organismes de garantie financière, assureurs, banques et autorités de contrôle.
L’organisation rappelle avoir soutenu la création de la commission de contrôle du CNTGI, une instance disciplinaire dédiée aux professions immobilières, et se dit prête à contribuer à son fonctionnement effectif, en lien avec les services de l’État chargés de la répression des fraudes.
Au-delà des contrôles, l’UNIS alerte sur la fragilisation du métier de syndic. Alourdissement des obligations réglementaires, complexité juridique, transition énergétique : les missions se multiplient, sans que le cadre économique ne soit toujours adapté.
Un rapport adopté en juillet 2025 par le Conseil national de l’habitat souligne la nécessité de revoir le contrat-type de syndic, jugé inadapté à l’évolution du métier.
Selon l’UNIS, sans modèle viable et sécurisé, la profession risque de perdre des acteurs, au détriment de la qualité de gestion des copropriétés, notamment sur les enjeux de travaux et de rénovation énergétique.
Des études récentes montrent par ailleurs un décalage important entre perception et réalité : les honoraires des syndics seraient largement surestimés par le public, parfois jusqu’à dix fois leur montant réel.
Pour Danielle Dubrac, présidente de l’UNIS, la priorité reste claire : « Avant d’envisager une couche supplémentaire de type ordinale, il est indispensable de rendre pleinement effectifs les mécanismes de régulation déjà prévus par les textes. Le métier de syndic est aujourd’hui au cœur des politiques de rénovation, de sécurité et de transition énergétique. »
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